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42 - La
division de la Mauritanie
Annexée à l’Empire romain depuis deux ans, la Mauritanie est
divisée en deux provinces, étendues au nord-ouest de
l’Afrique. La Mauritanie tingitane occupe alors le nord du futur
Maroc.
435
-L'invasion
des Vandales
Les Vandales envahissent l’ancienne région de Mauritanie. Ils
occuperont Carthage, la capitale romaine d’Afrique, quatre ans
plus tard. En 533, les Vandales seront chassés par l’armée
byzantine, envoyée pour conquérir le continent africain.
700
- L'islamisation
de l'Afrique du Nord
Les Arabes se lancent dans la conquête de l’Afrique du Nord et
chassent les Byzantins du Maroc. La majorité des tribus berbères,
présentes sur le territoire depuis la préhistoire, sont enrôlées
dans les armées arabes en partance pour l'Espagne. La plupart
d'entres elles se convertiront mais d'autres, issues des montagnes
marocaines, se révolteront contre cette invasion arabe.
789 - Idriss
Ier fonde le Maroc
L'imam, chef de la tribu berbère des Awraba, se fait reconnaître
comme roi par les Berbères et rejette l'autorité du calife de
Bagdad. Il prend le nom d'Idrîss Ier et fonde la ville de Fès.
Idrîss Ier se proclame comme étant un descendant direct d'Ali,
neveu et gendre du prophète Mahomet. Il sera le premier de la
dynastie des Idrissides à l'Ouest du Maghreb. Idrîss Ier mourra
assassiné après trois ans de règne laissant la place à son
jeune fils Idrîss II.
809
- L’édification
de la ville de Fès
Monté sur le trône à la mort de son père (Idriss Ier), Idriss
II fonde la ville de Fès el-Bali, dans laquelle il transfère sa
capitale. Il y fera bâtir l'université et mosquée de
Karouiyine. Particulièrement influente sur le royaume, la ville
impériale deviendra le lieu de rencontre des intellectuels et un
véritable bastion religieux.
1061
- Le
règne des Almoravides
Youssef ibn Tachfin fonde la dynastie berbère des Almoravides,
qui régnera sur le Maroc jusqu’en 1147. Issus d’un peuple de
nomade saharien, les Almoravides furent convertis à l’Islam et
furent entraînés au maniement des armes. Ils formèrent très
vite une importante confrérie de guerriers, prête à conquérir
un empire sous le commandement de leur souverain. Ils étendront
quelques années plus tard leur domination sur le Ghana, sur les
circuits commerciaux sahariens et sur l'Espagne musulmane. Youssef
ibn Tachsin exercera ainsi son pouvoir sur l’Andalousie et le
Maghreb.
1062
- L'édification
de Marrakech
Youssef ibn Tachfin, souverain de la dynastie berbère des
Almoravides, fait édifier la ville de Marrakech, qui donnera bien
plus tard son nom au Maroc. Grâce à sa position stratégique, au
croisement d’importantes routes commerciales (or et ivoire), la
ville se développera rapidement et deviendra une capitale impériale
prospère et très influente. Lorsque, plus tard, les Almohades
s’empareront du pouvoir, la ville conservera son statut de
capitale.
1147
- La
prise de Marrakech, fin de la dynastie almoravide
Guidés par Abd al-Mumin, les Berbères almohades s’emparent de
Marrakech et de l’Empire des Almoravides. Issus de l’Atlas,
les Almohades naquirent d’un mouvement réformiste islamique
inspiré par Muhammad ibn Tumart. Grands architectes, ils
embelliront les villes les plus importantes. Après avoir détruit
les monuments de leurs rivaux, ils édifieront la Koutoubia, mosquée
de Marrakech et de nombreuses constructions remarquables. La
dynastie sera vivement affectée quelques années plus tard par la
défaite de Las Navas de Tolosa, en Andalousie.
1269
- La
dynastie des Mérinides
Le peuple berbère des Mérinides s’empare du pouvoir et établit
sa capitale à Fès, en édifiant Fès Djedid (1276). L’empire,
déjà morcelé par la reprise de l’indépendance des Hafsides
de Tunisie, sera affaibli par la progression de la Reconquête
espagnole. Les Mérinides se replieront finalement au Maroc et ne
pourront empêcher les Portugais et les Espagnols d’envahir le
littoral.
1415
- Les
Portugais prennent Ceuta
Le roi du Portugal Jean Ier s'empare de la ville de Ceuta, sur la
côte méditerranéenne du Maroc. Cette conquête marque le début
de l'expansion outre-mer des Européens. Cette politique
d'expansion stimulera les explorations maritimes pour s'enrichir,
mais aussi, pour s'attaquer aux "infidèles" musulmans.
Ceuta sera annexée par les Espagnoles en 1580.
1472
-
Le
déclin du Maroc sous les Wattasides
Les Berbères Wattasides (ou ouattasides) succèdent à la
dynastie des Mérinides pour régner sur un royaume en déclin.
La dynastie Wattaside
marquera l’interruption du développement urbain et un retour au
nomadisme. L’Empire du Maghreb et de l’Espagne musulmane
n’est déjà plus qu’un souvenir. Les Portugais se sont déjà
emparés de Ceuta et de Tanger (1471). Les pays ibériques se sont
ainsi partagés les côtes marocaines et ont installé des
comptoirs de commerce dans les zones d’affluence. Cette
expansion suscitera de vives réactions nationalistes et
religieuses chez les Saadiens, qui commencerons leur conquête des
terres dès 1541.
1554
-
Les
Chérifs saadiens, maîtres du Maroc
Les Saadiens, peuple arabe descendant du Prophète, prennent le
pouvoir. Ils parviendront à reconquérir quelques comptoirs
portugais et choisiront Marrakech pour établir leur capitale. Après
la victoire de Ksar el-Kébir au Portugal, le territoire rayonnera
à nouveau sous le sultan Ahmed al-Mansour. Ce dernier prendra
Tombouctou en 1591 et apportera richesse et prospérité au
royaume. Lors de sa mort, en 1603, le pays sera à nouveau
affaibli par les querelles de succession.
1578 - Bataille
des Trois Rois à Ksar el-Kébir
Le roi du Portugal Sébastien Ier, allié au roi d'Espagne
Philippe II, tente de renverser le sultan du Maroc Abd al-Malik.
Lors de l'affrontement à Ksar el-Kébir (Maroc), les 40 000
cavaliers du sultan anéantissent les troupes portugaises. Abd
al-Malik et le jeune roi Sébastien, qui ne rêvait que de
croisade contre les Infidèles, sont tués dans
la bataille. Philippe II
prendra possession du Portugal, tandis que le frère du sultan,
Ahmed al-Mansour, montera sur le trône marocain.
1672
- Mulay
Ismaïl monte sur le trône marocain
Mulay Ismaïl succède au premier sultan alaouite, dynastie chérifienne
qui a pris le pouvoir en 1666. Il combattra les envahisseurs
portugais et espagnols puis lancera une expédition militaire
contre les Turcs. Il apportera par la suite un semblant de paix au
pays et édifiera sa capitale, la ville de Meknès. Le pays connaîtra
de nouveaux troubles financiers et militaires à sa mort, en 1727.
1797
-
Une
épidémie de peste ravage le Maroc
Touché par une terrible sécheresse qui engendra la famine
quelques années plus tôt, le pays est durement affecté par
la peste. La
moitié de la population est décimée et la décadence économique
est inévitable. Le ravage durera trois années.
1844 - Défaite
de l'armée Marocaine contre la France
Le gouverneur général d’Algérie, Thomas Bugeaud, mène son
armée à la victoire contre les troupes marocaines. Ces dernières,
menées par le sultan Abd al-Rahman, soutenaient le chef de guerre
algérien Abd el-Kader contre le colonialisme. La bataille se déroule
près de la frontière algérienne, non loin de la rivière
d’Isly. Bugeaud, à qui l’on attribuera le titre de duc
d’Isly, vaincra finalement Abd el-Kader en 1847.
1906 - La
conférence d'Algésiras
Depuis des années, le Maroc est convoité par la France, la
Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Espagne. Les rivalités qui
naissent entre ces grandes puissances permettaient au pays de
conserver son indépendance. La conférence d’Algésiras reconnaît
la position économique de chacun et aboutira au partage plus ou
moins équitable des terres entre l’Espagne et
la France. L
’Allemagne, cependant, insatisfaite, tentera de récupérer une
partie du pays, ce qui mènera à l’incident d’Agadir (1911).
1912 - Le
Maroc devient protectorat français
La signature du traité de Fès instaure l'installation d'un
protectorat français au Maroc. Le sultan Moulay Hafiz s'engage à
ne conclure aucune alliance avec un autre pays que la France et à
ne contracter aucun emprunt auprès d'une autre puissance. De son
côté la France promet de respecter le sultan et la religion
musulmane. Les pouvoirs du gouvernement français au Maroc seront
détenus par un commissaire général de
la République. Le
général Lyautey doit remplir cette fonction.
1921 - La
bataille d’Anoual
Abd el-Krim, à la tête de la rébellion rifaine contre la
colonisation, inflige une cuisante défaite aux troupes
espagnoles. Cette victoire marque le début de la guerre du Rif,
qui durera cinq années. Les attaques contre les Français auront
lieu dès 1924. Le maréchal Pétain prendra alors la place du général
Lyautey et enverra une armée franco-espagnole rétablir
la situation. Toutefois
, la pacification de la totalité du pays n’aboutira qu’en
1934.
1926 - La
fin de la guerre du Rif
Les campagnes menées dans le Rif marocain par les Espagnols et
les Français entre 1921 et 1926 contre les tribus révoltés
prennent fin. Confronté à des forces supérieures en nombre et
en armement, Abd el-Krim, le chef de la résistance marocaine, est
acculé à
la reddition. Le Rif
ne sera pacifié de façon définitive que l'année suivante. Le
Maroc obtiendra son indépendance en 1956
1942 - Débarquement
allié en Afrique du Nord
Au petit matin, 75 000 soldats anglais et américains débarquent
sur les côtes du Maroc et de l'Algérie. L'intervention alliée,
appellée "opération Torch", est menée par le
commandant anglais Cunningham et le général américain Dwight
Eisenhower. Au même moment François Darlan, le second de Pétain,
se trouve à Alger. Il exhorte les français d'Afrique du Nord,
fidèles au régime de Vichy, à résister face à l'invasion des
alliés. Les combat entre les forces alliées et les Français
vont entraîner la mort de plusieurs centaines de personnes. Malgré
leur résistance
la flotte Française
est en déroute. Darlan signera peu après le reddition d'Alger.
En représailles, l'Allemagne envahira le sud de la France, la
zone libre, le 11 novembre.
1944 - La
création de l’Istiqlal
Allal el Fassi fonde le parti nationaliste de l’Istiqlal. Il est
né de la scission du Comité d’action marocaine (1934) et mène
un combat pour l’indépendance du Maroc. Il soutiendra Mohammed
V jusqu’à la fin du protectorat français. Divisé en 1960, il
donnera naissance à l’Union nationale des forces populaires,
avant de se détacher du gouvernement d’Hassan II (1963). Il se
ralliera finalement au régime au début des années 1980.
1953 - Le
sultan du Maroc est renversé
Le sultan Mohammed V, en faveur de l'émancipation politique du
Maroc, est destitué par le gouvernement français. Il sera exilé
en Corse, puis à Madagascar, avec ses fils, dont le futur roi
Hassan II. Mais, la population ne reconnaît pas la légitimité
du nouveau souverain, Mohammed ben Arafa. En 1955, à la suite
d'actes terroristes, la France se résignera à accepter le retour
de Mohammed V qui régnera jusqu'à sa mort en 1961.
1955 - La
France renonce au Maroc
Le président du Conseil Edgar Faure, reconnaît Mohammed Ben
Youssef comme sultan du Maroc. Le gouvernement français renonce
ainsi au protectorat qu'elle avait instauré dans le pays depuis
1912. Tiraillée entre les premiers signes de guerres d'indépendance
en Afrique du nord, la France préfère consacrer ses forces armées
pour l'Algérie. Le sultan Mohammed V rentrera au Maroc le 16
novembre et l'indépendance sera officiellement proclamée le 2
mars 1956.
1956 - Fin
du protectorat français au Maroc
Après dix jours de négociations entre le Président du
Conseil français et le sultan du Maroc Mohammed V, le cabinet de
Guy Mollet annonce que la France retire son protectorat et reconnaît
l'indépendance du Maroc. Sous la pression populaire, l'Espagne
renoncera à son tour à son protectorat le 7 avril. Après 44 ans
de tutelle étrangère, le Maroc retrouve son autonomie. En août
1957, le sultan Mohammed V se proclamera roi du Maroc.
1960 - Indépendance
de la Mauritanie
La Mauritanie proclame son indépendance malgré
l’opposition du Maroc et de la ligue arabe. En effet, ils ne la
reconnaissent pas et considèrent le territoire en question comme
partie intégrante du Maroc. Le soutien de la France et de
l’Espagne met en échec la tentative de récupération du
territoire par le Maroc. Le premier président sera Moktar Ould
Daddah, tandis que le pays rejoindra l’ONU dès 1961.
1965 - Enlèvement
de Ben Barka
L'homme politique marocain Medhi Ben Barka est arrêté et enlevé
à Saint-Germain des Prés par des policiers français. Leader de
la gauche marxiste marocaine l'Union nationale des forces
populaires (UNFP), Ben Barka est surtout le chef de l'opposition
à la politique du roi du Maroc Hassan II. Son enlèvement est
donc perpétré par la France au service du roi Hassan II. Ben
Barka sera assassiné peu de temps après son rapt.
1973 - La
fondation du Polisario
Les Sahraoui créent le Polisario, mouvement armé qui revendique
un État indépendant dans le Sahara espagnol (ou Sahara
occidental). Occupé depuis la fin du XIXe siècle par
l’Espagne, ce territoire n’était pas considéré comme
autonome. Après la « marche verte », le front organisera une
lutte armée contre le Maroc et
la Mauritanie. L
’ONU mettra un terme à la violence en imposant un cessez-le-feu
(1991). Toutefois, cette mesure ne mettra pas définitivement fin
au conflit.
1974 - Reconnaissance
de l'OLP
Au 8ème sommet arabe de Rabat, Yasser Arafat obtient la
reconnaissance de l'OLP (organisation de libération de la
Palestine) comme le «seul et légitime représentant du peuple
palestinien». Cette résolution implique également
"l'obligation de tous les pays arabes de préserver l'unité
palestinienne et de s'abstenir de toute ingérence dans les
affaires palestiniennes." L'ONU avait déjà reconnu l'OLP le
14 mai par 105 voix contre
4. L
'organisation est désormais aux yeux du monde entier le représentant
du peuple palestinien.
1975 - Une
marche pacifique dans le Sahara occidental
Le roi Hassan II organise la « marche verte » afin de
s’approprier le Sahara espagnol. Depuis 1974, il s’oppose à
l’indépendance du territoire et au Polisario. Ce sont des
centaines de milliers de civils qui franchissent ensemble les
limites des terres sahariennes. L’Espagne signera les accords de
Madrid quelques jours plus tard, partageant le territoire entre le
Maroc et
la Mauritanie. Le Maroc
annexera finalement la totalité des terres en 1979.
1984 - Nawal
El Moutawakel, première africaine médaillée d'or
Nawal El Moutawakel s'impose lors du
400 mètres
haies à Los Angeles et devient la première femme islamique à
emporter une médaille et la première marocaine à obtenir l'or,
hommes et femmes confondus. Elle en profite pour améliorer son
record de 0.76 secondes et devance l'américaine Judi Brown.
1989 - Le
Maroc s’allie à l’Union du Maghreb arabe (UMA)
Le roi Hassan II participe à la mise en place de l’UMA en
compagnie de l’Algérie, de la Lybie, de la Mauritanie et de
la Tunisie. Cette
organisation vise à consolider les rapports entre les cinq États
membres, tant au niveau culturel, économique que politique.
Hassan II espérait ainsi renforcer ses relations internationales,
autant avec l’Afrique qu’avec l’Europe.
1993 - La
plus grande mosquée du monde
La mosquée Hassan II
est inaugurée à Casablanca après sept années de constructions.
L’architecte français Michel Pinseau supervisait les travaux.
Elle se pare du plus haut minaret du monde (
200 mètres
) et peut accueillir près de 80 000 personnes.
1997 - Première
élection au suffrage universel direct au Maroc
Le parti de l’USFP (Union socialiste des forces populaires) sort
vainqueur des premières élections législatives au suffrage
universel. Fondé en 1975, ce parti est dirigé par Abderrahmane
Youssoufi, qui sera Premier ministre l’année suivante. Ces élections
n’auraient pas abouti sans l’adoption d’une nouvelle
constitution par référendum en 1992.
1999 - Décès
de Hassan II
Le roi marocain décède après près de quarante ans de règne.
Son fils, Sidi Mohammed, lui succède et porte à son tour le
flambeau de la dynastie alaouite. Sous le nom de Mohammed VI, il
travaillera sur l’établissement d’un gouvernement démocratique,
qui débutera avec le limogeage de Driss Basri (ministre de l'Intérieur).
Des élections législatives auront lieu en 2002 pour élire les
nouveaux représentants de la Chambre du parlement. L’USFP
remportera une fois de plus la majorité des sièges. Mohammed VI
tournera également sa politique vers le social et la modernité
afin de mettre fin aux inégalités de son pays.
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