Quelques termes à connaître pour mieux comprendre le Maroc

 

v      Adhan : appel à la prière. Voici la traduction de ce que vous entendez « Allâh est le plus grand, Allâh est le plus grand. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allâh, j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allâh. J'atteste que Mouhammad est l'envoyé d'Allâh, j'atteste que Mouhammad est l'envoyé d'Allâh. Venez à la prière, venez à la prière. Venez à la Félicité , venez à la Félicité. Allâh est le plus grand, Allâh est le plus grand. Point de divinité en dehors d'Allâh »

v      Agdal : signifie jardin en arabe.

o        Les jardins de l'Agdal est le plus ancien jardin de Marrakech.

o        Le jardin Majorelle est un jardin situé à Marrakech (au Maroc), dans Guéliz, la ville nouvelle. Le nom du jardin vient de son créateur, le peintre Jacques Majorelle, qui à partir de 1924, installa son atelier en ces lieux. Le jardin entourant son atelier fut planté de différentes essences des cinq continents, principalement des cactus et des bougainvillées. En 1980, Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé rachètent l'atelier et le jardin. Ils gardent une partie pour leur usage privé mais mettent l'autre partie à la disposition des visiteurs.

v      Bab : portes. La médina est entourée de remparts en pisé construits par l'Almoravide Ali Ben Youssef en 1132 .Cette immense enceinte est percée par 19 portes :  

o  Bab Aghmat

o  Bab Agnaou

o  Bab Ahmar

o  Bab Aylen

o  Bab Aylen

o  Bab Berrima

o  Bab Doukkala

o  Bab Ech Charia

o  Bab Ed Debbagh

o  Bab El Jédid

o  Bab El Khémis

o  Bab El Makhzen

o  Bab El Raha

o  Bab Er Rharaza

o  Bab Er Robb

o  Bab Fteuh

o  Bab Ighli
o  Bab Ksiba

o  Bab Nkob

o  Bab Taghzout

v      Bakchich : terme utilisé pour décrire à la fois un don charitable ainsi que certaines formes de corruption par pot-de-vin.

v      Briouats : petits beignets constitués de feuilles de pâte de pastilla et farcis de viande hachée, de saucisses, de poissons, d’amandes, etc. Frits dans de l’huile bouillante et dorés à souhait, ils se laissent croquer avec délice.

v      Derb : petite ruelle de la Médina.

v      Dikka : tribune qui permet de répercuter dans la salle de prière le sermon du muezzin. On n'en trouve que dans les grandes mosquées.

v      Foundouk  : équivalent du Caravansérail de l’Orient, il était constitué de bâtiments à multifonctions. Il servait d’hôtellerie pour les gens de passage et leurs montures lorsqu’il est situé à côté des portes principales d’accès de la ville. Il était aussi employé comme entrepôt de marchandises à usage commercial ou industriel lorsqu’il est près des souks.

v      Hammam : forme de bain maure. Il s'agit d'un bain de chaleur humide ; Au Maroc, le hammam est un phénomène social et toutes les catégories de la société fréquentent ce lieu public. Il se compose souvent de trois ou quatre chambres, la première à température ambiante, la deuxième un peu plus chaude, et ainsi de suite.

v      Haram : salle de prière dans une mosquée

v      Harira : Soupe consommée traditionnellement au moment du mois de Ramadan. Elle est composée de pois chiches ou de lentilles, de dès de viande, d’oignons, de safran, beaucoup de coriandre, de l’ail, du poivre, le tout délayé dans de l’eau bouillante avec de la farine, jusqu’à ce que le mélange devienne fluide. Généralement elle est servie accompagnée de gâteaux très sucrés au miel (chebakias) et de dattes.

v      Henné : arbuste épineux de la famille des Lythracées, dont les feuilles produisent des teintes telles que le rouge et le jaune utilisé en teinture textile et corporelle. Le terme désigne également ce colorant dont l'usage est très ancien puisqu'on en retrouve la trace sur les momies égyptiennes.
La pratique du tatouage au henné est utilisée à des fins religieuses ou esthétiques. Au départ destiné uniquement aux femmes musulmanes, cet art se propage désormais à travers le monde et il devient accessible à toutes et à tous. Contrairement au tatouage traditionnel, celui-ci est temporaire (environ trois semaines) et non douloureux. Mais le choix des motifs n'en reste pas moins aussi varié : tribales, chinois, animaux, fantaisies, symboles, ethniques, œuvres d’art, halloween, polynésiens, dragons etc.

v      Inch Allah : Terme qui ponctue de nombreuses phrases. Littéralement cela veut dire si Dieu le veut.

v      Kasbah : Fermes fortifiées. Elles sont construites suivant un modèle pratiquement unique, seuls les motifs décoratifs du pisé dont elles sont faites permettent de les différencier. Elles ont un caractère défensif. Les Kasbahs sont généralement construites sur deux étages.

v      Ksar : village fortifié que l'on trouve au Maghreb. Il combine généralement des greniers et des habitations. On les trouve communément sur des contreforts proches d'oasis afin de se protéger d'attaques venant de tribus nomades. Un ksar est composé de cellules, appelées ghorfas, qui servent à stocker les denrées en prévision de plusieurs années successives de sécheresse.

v      Les cinq piliers de l’Islam :

o        La chahada ou témoignage de foi « je témoigne qu’il n’y a pas de divinités sinon le Dieu et que Mohammad est son messager »

o        Les prières (salat), au nombre de cinq quotidiennement

o        La Zakat (aumône aux plus pauvres), la règle veut qu’elle corresponde à 2.5% de l’épargne de tout bon musulman

o        Le jeûne du mois de Ramadan

o        Le Hajj (pèlerinage vers les lieux saints de la Mecque )

v      Maqsura : Il s'agit d'un endroit clos situé près du mihrab, réservé au souverain pour le protéger des attaques. La maqsura n'est pas présente dans toutes les mosquées, car elle s'oppose à l'idéal d'égalité de la religion musulmane.

v      Médersa ou Madrasa : école où université théologique

v      Maalem : Maître Artisan. Grand professionnel.

v      Médina : signifie la « vielle ville ». La médina se caractérise par ses échanges avec les zones rurales environnantes qui la nourrissent et par les activités marchandes qui la soutiennent, malgré les remparts qui la ferment et la protègent de la menace des envahisseurs. Une grande partie de la médina est occupée par le souk.

v      Mellah : quartier où habitaient les résidents juifs de la ville. De hauts murs entourent celui-ci afin de bien séparer populations musulmane et juive. Le Mellah de Marrakech fut construit en 1558 sous le règne de Moulay Abdallah.

v      Minaret : grande tour, d'où le muezzin lance l'appel à la prière. Le minaret sert surtout à marquer l'emplacement d'un sanctuaire, car on le voit de loin. Sa forme varie selon les régions et les époques.

v      Mihrab : élément le plus important du bâtiment, car il indique la Qibla , la direction de la Mecque , vers laquelle prient les musulmans. Le mihrab prend place sur le mur qibli. Le mihrab a en général la forme d'une niche plus ou moins profonde et plus ou moins grande. Il peut en exister plusieurs dans une même mosquée.

v      Minbar : chaire à précher. En bois ou en tout autre matériau (pierre, marbre par exemple), il se situe toujours juste à côté du mihrab.

v      Moussem : grand rassemblement de plusieurs villages ou nomades donnant lieu à des échanges économique mais aussi favorisant la fête et les fiançailles

v      Muezzin : celui qui fait l’appel à la prière. Il ne demande pas de salaire, ne doit pas être en état de grande ni de petite impureté, Durant l’appel, il doit être debout en direction de la Ka ’ba et se boucher les oreilles pour ne pas être distrait.

v      Oued : rivière. Il s'agit de cours d'eau à régime très irrégulier. Les oueds sont le plus souvent à sec, mais peuvent connaître des crues spectaculaires, qui provoquent parfois des changements de lit.

v      Pastilla : plat exceptionnel. Grand gâteau de pâte feuilletée aux amandes, fourré de hachis (poulet, pigeons ou poisson) et saupoudré légèrement de sucre et de cannelle.

v      Pisé : Terre battue, utilisée notamment pour les murs et mélangée à de la paille ou de la chaux.

v      Place Jamaa El Fna : place située à Marrakech à côté de la mosquée de la Koutoubia. Ce lieu attire sans cesse des foules de visiteurs venus pour assister aux spectacles animés par les charmeurs de serpents, les dresseurs de singes, les conteurs, les musiciens et d’autres artistes populaires (jeux, dessin au henné, etc). Elle se distingue aussi par des orateurs qui racontent des histoires ou vantent les mérites de produits magiques.

v      Riad ou Ryad et Dar : constituent un habitat traditionnel des centres urbains marocains (médinas). Ces maisons sont entièrement fermées sur l'extérieur et s'organisent autour du patio central, souvent arboré et doté d'une fontaine. Étymologiquement, un « riad » signifie « jardin » en arabe, de la même manière « dar » signifie « maison ».

v      Souk : En arabe, un souk est un marché généralement situé dans la médina. On y trouve aussi bien de l'alimentaire que de l'habillement, des bijoux, des poteries, etc. On peut également y trouver de nombreuses sortes d'épices qui parfument les ruelles.

Dans les souks, il faut généralement marchander, c'est-à-dire que les prix ne sont pas fixes et qu'il est possible de discuter avec le vendeur pour trouver un prix qui convienne. En se promenant dans les souks, il est fréquent de se faire interpeller par les marchands.

Les souks contiennent des boutiques, mais également des ateliers et parfois des habitations.

Il existe des souks couverts qui s'adaptent aux conditions climatiques parfois extrêmes qui règnent dans les pays arabes.

v      Souks de Marrakech : lieux particulièrement réputés au Maroc où ils se croisent, s'étendent et s'entremêlent dans la médina de Marrakech. Les souks de Marrakech regroupent une corporation de plus de 40 000 artisans marocains. De ces corporations qui régissaient jadis les souks, il ne reste que les noms, et quelques artisans et maâlems (maîtres) qui officient encore au milieu de quantités d'échoppes multi-colores, de bric à brac désordonné, où des marchands de tout âge interpellent les passants.

Principaux Souks :

 

Souks des Tanneurs et des Teinturiers : il reste quelques ateliers où l'on peut encore découvrir, écheveaux de laine multicolore, les peaux étendues au soleil sur de la paille près des cuves à teintures.

Souk des tallendiers : les artisans travaillent le cuivre jaune et rouge avec une remarquable habileté.

Souk Ahiak : marché de tissus, et vêtements.

Souk Attatine : marché de la dinanderie

Souk Cherratines : marché des selliers

Souk Chouari : marché des vanniers et tourneur sur bois

Souk Dlala : marché aux enchères de djellabas

Souk El Kebir : marché des maroquiniers

Souk Eloustat : marché des tissus, laine, couverts en bois, etc

Souk Haddaddines : marché des forgerons

Souk Les Tamis : marché des lustres et des lampes en fer forgé.

Souk Moulay Ali : divers ateliers.

Souk Nejjarines : marché des menuisiers

Souk Rabia : marché des tapis

Souk Smata : marché des babouches

Souk Zrabia : marché de la maroquinerie, caftans et tapis.
Souk des bijoutiers

v      Tadelakt : Matériau traditionnel de Marrakech enduit de chaux coloré, ciré et lissé au savon noir et utilisé pour les murs et quelquefois les sols.

v      Tajine : Plat traditionnel (sorte de ragoût avec des légumes) cuisiné au four. Terme qui désigne également le plat de terre cuite et son chapeau conique qui sert à faire cuire.

v      Tente Berbère : habitat pour les tribus qui accompagnent leurs troupeaux en transhumance. La tente de couleur marron est en laine de mouton ou de chèvre somptueusement décorée par des motifs géométriques.

v      Tente Caïdale : beaucoup plus hautes que les tentes berbères, ces tentes en toile claire servaient à l’origine à honorer les invités de marque du sultan.

v      Zellige : Mosaïque de faïence.